Publié le Vendredi 21 Novembre 2014 à

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Fatima Ziati: "J'ai été écrasée et traînée sur 300 mètres par une auto car je portais le voile à Forest"

André Balthazart

Une jeune maman de Woluwe-Saint-Lambert a échappé de peu à la mort lorsqu’une automobiliste a délibérément foncé sur elle, alors qu’elle traversait l’avenue Kersbeek à Forest, et l’a entraînée pendant 300 m sur son capot, avant de prendre la fuite. « C’est un acte raciste, elle m’a foncé dessus car je porte le voile et elle riait », dénonce Fatima.


Fatima est encore sous le choc.

Pauline Cantal

Fatima est encore sous le choc.

Les faits remontent à un mois déjà, le matin du 21 octobre 2014, et si Fatima Ziati, 33 ans, tient à les dénoncer dans La Capitale, c’est parce que la justice traîne a réagir et surtout qu’elle ne veut pas que la dame qui lui a volontairement foncé dessus en voiture reste impunie.

Avenue de Kersbeek, à Forest, sortant de son véhicule, Fatima et sa soeur jumelle Salma, qui viennent de se retrouver, traversent le coin de l’avenue, qui ne dispose pas à cet endroit de passage pour piétons. « Il y a une voiture, une Peugeot monovolume, qui s’approchait. Elle avait tout le temps de freiner, mais au contraire elle a accéléré et dévié vers nous. C’est comme si elle avait voulu nous balayer ! Ma sœur et moi avons eu toutes les deux le réflexe de nous accrocher au capot pour ne pas passer sous les roues. Salma, qui était un peu plus sur le côté, a été emportée avec moi mais elle a pu se jeter sur le côté après avoir parcouru une trentaine de mètres. Elle a aussi été blessée aux poignets et aux chevilles. »

«  Moi je me suis accrochée au milieu du capot, en me tenant au rebord près du pare-brise », poursuit Fatima « Je criais, je pleurais, je suppliais la conductrice d’arrêter. Mais elle rigolait, avec un sourire satanique, comme si elle avait plaisir à faire ça. Et elle donnait des coups de volant en zigzag et des coups de frein pour essayer de me faire tomber», dit Fatima qui soigne toujours ses blessures physiques chez un kiné, et morales auprès d’un psychiatre.

Plus d’infos sur cette dramatique histoire dans La Capitale de ce vendredi

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