Publié le Vendredi 17 Février 2017 à

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Des fœtus exposés à l'Institut Royal des sciences naturelles font polémique: "Des enfants et des écoles visitent cela..."

Maxime Kouhail

L’Institut Royal des sciences naturelles de Bruxelles fait aujourd’hui l’objet d’une polémique sur Facebook. Des photos montrant huit fœtus baignant dans du formol et présentés au sein d’une exposition choquent plusieurs internautes.

Huit fœtus authentiques, baignant dans des bocaux de formol à l’Institut Royal des sciences naturelles de Bruxelles : c’est ce que peuvent voir les visiteurs de l’exposition permanente « Galerie de l’homme ». L’exposition permet aux visiteurs de découvrir l’évolution de l’homme et du corps humain.

Quid de la dignité humaine ?

Choqué par les fœtus, un visiteur a pris des photos et les a transmises à Carine Brochier, membre de l’Institut européen de bioéthique. Le contraste entre le reste de l’exposition et les huit fœtus l’interpelle elle aussi. Très vite, elle partage les photos des fœtus sur sa page Facebook et la polémique est lancée.

«  L’exposition en elle-même est très belle et très instructive. Le petit film diffusé pendant l’exposition relatant tout le développement de l’embryon est particulièrement bien conçu. La transition entre les huit fœtus et le reste de l’exposition est tout de même brutale. Qu’en est-il des enfants et des écoles qui visitent cela ? En outre, la dignité humaine ne demande-t-elle pas que ces petits êtres humains soient ensevelis ? La sépulture est une caractéristique essentielle de toutes les sociétés. Au-delà de l’aspect scientifique, la question de la dignité humaine est très importante  », explique Carine Brochier.

Les photos circulant sur Facebook ne manquent pas d’interpeller les internautes qui se disent eux aussi choqués. La question du débat sur la dignité du corps humain est à nouveau évoquée dans les différents commentaires. De son côté, le Musée des sciences naturelles insiste sur l’aspect scientifique de l’exposition qui est en place depuis le 7 mai 2015 et qui jusqu’à présent n’avait fait l’objet d’aucune plainte.

> La suite de notre dossier dans nos nouvelles éditions digitales de La Capitale Bruxelles

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