Google boycotte Sudpresse.be!
Les sites d’informations francophones belges, dont www.sudpresse.be, ne sont désormais plus référencés sur le moteur de recherche Google. Si vous tapez “ sudpresse ” dans Google, vous ne trouverez plus votre site favori.
Rédaction en ligne
Publié le Vendredi 15 Juillet 2011 à 18
Google a repris vendredi les hostilités contre des éditeurs de journaux en Belgique (dont Sudpresse), avec lesquels il est en conflit depuis 2006 à propos de son service Google Actualités, en cessant de référencer les sites de ces
journaux sur son moteur de recherche principal.
Une recherche effectuée vendredi avec les mots "Sudpresse" sur le célèbre moteur de recherche renvoie vers un article Wikipedia, mais plus vers votre site d'infos préféré.
L'affaire avait débuté en janvier 2006, lorsque le géant américain de l'internet avait lancé en Belgique son service "Google Actualités", qui recense les principaux titres de l'actualité. La société Copiepresse, qui gère en Belgique les droits des éditeurs francophones et germanophones, était immédiatement montée au créneau, réclamant que Google paie des droits d'auteurs à ses membres, ou à défaut qu'il cesse de référencer les articles qu'ils publient.
Google avait choisi cette deuxième option mais, en guise de représailles, avait également cessé durant plusieurs mois de référencer les sites de ces journaux sur son moteur de recherche principal, les privant de la sorte d'une part de trafic.
Google avait néanmoins accepté de référencer à nouveau les sites des journaux en mai 2007, alors que se déroulait en parallèle une longue bataille juridique, finalement perdue par la firme californienne. Le 6 mai, la cour d'appel de Bruxelles l'a en effet déboutée, estimant qu'elle violait bien les droits d'auteur en diffusant sur Google Actualités, sans consentement préalable des éditeurs, le contenu rédactionnel des journaux affiliés à Copiepresse.
Google avait alors indiqué étudier l'opportunité d'aller en cassation, réaffirmant sa conviction que Google Actualités respectait les droits d'auteurs. Un de ses porte-parole, Al Verney, avait également assuré que Google s'engageait "à continuer à collaborer avec les éditeurs afin de leur permettre de tirer des revenus de la diffusion en ligne de leurs informations".
M. Verney n'était pas immédiatement joignable vendredi pour commenter ce nouveau rebondissement.
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