Publié le Mercredi 9 Août 2017 à

Actualité > Faits divers

Un véhicule a foncé sur six militaires à Paris: deux blessés grave, le parquet antiterroriste saisi (direct, photos)

Rédaction en ligne

Une voiture a foncé sur des militaires de l’opération Sentinelle mercredi matin à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), faisant 6 blessés dont deux dans un état sérieux. Le conducteur a ensuite pris la fuite. Il s’agit d’une nouvelle attaque contre les forces de sécurité. La préfecture des Hauts-de-Seine a évoqué un «acte a priori volontaire»,

Deux blessés sont dans un état sérieux même si leur pronostic vital n’est pas engagé, a annoncé la préfecture de police de Paris, précisant que l’attaque a eu lieu vers 8H00 en plein centre-ville. L’incident a eu lieu sur la place de Verdun, devant un grand immeuble social à 200 m de la mairie.

Le maire de Levallois Patrick Balkany a dénoncé sur BFMTV une «odieuse agression» dont il s’est dit «navré».

Sur place, un périmètre de sécurité était en place. Plusieurs dizaines de policiers municipaux et des militaires de la mission Vigipirate se trouvaient au pied de l’immeuble, un bâtiment de 12 étages donnant sur un parc arboré. Au rez-de-chaussée de l’immeuble se trouve un local prêté par la mairie de Levallois aux militaires dans le cadre de la mission Vigipirate, a expliqué l’attaché de presse de la mairie. La mairie se trouve à une centaine de mètres du lieu de l’incident, une rue pavée jouxtant le parc.

«Ce matin à la sortie de leur caserne, nos militaires sont sortis en groupe pour aller faire leur tournée et un véhicule BMW prépositionné dans l’allée leur a foncé dessus», a ajouté M. Balkany. «Ça s’est passé dans une voie en cul-de-sac devant le casernement des militaires. Le véhicule ne s’est pas arrêté. Ils sont une cinquantaine de militaires à quadriller la ville, c’est incompréhensible (...). C’est sans aucun doute un acte délibéré».

«Deux militaires blessés ont été transportés à l’hôpital militaire de Percy et les 4 autres dans un autre hôpital. Les secours sont arrivés très vite, leurs vies ne sont pas en danger», selon M. Balkany.

Trois attaques ont visé ces derniers mois la capitale: l’assassinat du policier Xavier Jugelé sur les Champs-Elysées le 20 avril, l’attaque d’une patrouille de police sur le parvis de Notre-Dame le 6 juin et celle d’un fourgon de gendarmerie le 19 juin également sur les Champs-Elysées.

Depuis janvier 2015, la France est visée par une vague d’attentats jihadistes qui a fait au total 239 morts. Les dernières ont tout particulièrement visé les forces de l’ordre, sur des sites emblématiques. Samedi soir peu avant minuit à la tour Eiffel à Paris, un homme avait franchi un portique en bousculant un agent de sécurité, puis sorti un couteau en criant «Allah Akbar». Des militaires de l’opération Sentinelle lui avaient ordonné de poser son couteau à terre et il s’était exécuté sans opposer de résistance et avait été interpellé. L’homme, admis en psychiatrie mais en permission de sortie, a dit pendant sa garde à vue vouloir «commettre un attentat contre un militaire». Il a été réadmis lundi en hospitalisation d’office.

« Tant que ce sera utile »

Un conseil de Défense, habituel avant le Conseil des ministres, avait lieu à l’Élysée depuis 9H00 ce matin, réunissant notamment le président Emmanuel Macron, son Premier ministre Edouard Philippe, et ses ministres de l’Intérieur, Gérard Colomb, et des Armées, Florence Parly.

Lundi, Mme Parly avait déclaré que l’opération Sentinelle resterait «en place tant qu’elle sera utile à la protection des Français», et sera prochainement adaptée «pour s’inscrire dans la durée».

(Reuters)

Le 14 juillet, le chef de l’État a annoncé que l’opération Sentinelle, qui mobilise 7.000 soldats en permanence sur le territoire national depuis les attentats de 2015, allait être revue «en profondeur afin d’avoir une plus grande efficacité opérationnelle et de prendre en compte l’effectivité et l’évolution de la menace.»

Faites de lacapitale.be la page d'accueil de votre navigateur. C'est facile. Cliquez-ici.

Nos partenaires vous proposent