Publié le Dimanche 13 Août 2017 à

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Bruxelles: Un syndicaliste du secteur taxis a reçu des menaces de mort

Rédaction en ligne

Il y a presque trois semaines que Sam Bouchal, le secrétaire général et porte-parole de la Fédération belge des Taxis (FebeT), sait qu’il est visé par des menaces de mort. «  Cette capture d’écran provient d’un groupe WhatsApp réunissant plusieurs chauffeurs Uber. Ces derniers veulent visiblement me démonter la mâchoire, d’après ce que j’ai lu  », déplore Sam Bouchal


Sam Bouchal ne compte pas porter plainte malgré les propos.

D.R.

Sam Bouchal ne compte pas porter plainte malgré les propos.

D’ailleurs, il regrette fortement que plusieurs chauffeurs Uber s’emportent alors que «  je ne fais que protéger mon gagne-pain. Certaines personnes croient que je le fais contre eux personnellement. C’est faux  », souligne-t-il. «  J’essaye simplement de faire respecter la réglementation en la matière. J’ai l’impression que je suis devenu l’ennemi à abattre, c’est dingue.  » Récemment le Youtubeur et humoriste Abdel en vrai a posté une vidéo sur les réseaux sociaux concernant le « vrai visage d’Uber », déjà vue plus de 47.000 fois sur la toile. Une publication qui n’a pas plu à tout le monde, comme le révèle Sam Bouchal également. «  Il a reçu aussi des menaces suite à cette vidéo qu’il a postée. Il a été très choqué et est un peu déstabilisé. Il aimerait que l’on aille à la police porter plainte tous les deux. »

Des menaces qui visent le porte-parole de la Febet. Des menaces explicites. (DR)

Le porte-parole de la FebeT, quant à lui, préfère ne pas y prêter attention. «  Je ne veux juste pas mettre ma famille en danger  », insiste-t-il. «  Si je sens que les choses dégénèrent, j’irai porter plainte aussi. »

Nous avons tenté d’en savoir un peu plus en contactant Abdel en vrai, mais ce dernier ne nous a pas répondu.

Pour rappel, la « guerre » entre les chauffeurs de taxi et les chauffeurs Uber continue à s’enliser dans une tension palpable. Une cocotte-minute qui risque d’exploser à tout moment. « J’ai des chauffeurs Uber qui viennent me voir en disant qu’ils aimeraient bien travailler pour les taxis, mais ont peur car ils ont des casiers judiciaires. Uber ne leur demande même pas de certificat de bonnes vies et mœurs  », dénonce-t-il. (SPO)

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