Nicole a été brûlée au troisième degré par un laser lors d'une opération esthétique
Nicole, 72 ans, a t brle au troisime degr par un laser. (D.R.)
Il y a deux ans, Nicole, 72 ans, a voulu faire disparaître des tâches de soleil sur ses bras, sa poitrine et son visage. Elle a alors croisé le chemin du docteur S. J., praticien à Uccle qui a brûlé au 3e degré avec un laser toutes les parties qui devaient être traitées.
Rédaction en ligne
Publié le Vendredi 3 Février 2012 à 06
En juillet 2010, Nicole (nom d’emprunt), jeune grand-mère de 72 ans en pleine santé, décide d’effacer certaines tâches qu’elle a vu apparaître sur son corps ces dernières années. “En démarchant plusieurs chirurgiens, elle tombe sur le docteur S. J. qui dispose d’un cabinet à Uccle. “ Ce charlatan m’a promis une technique au laser révolutionnaire sans douleur et sans trace, le tout à un prix intéressant ”, insiste la patiente, encore traumatisée par l’expérience.
Selon Nicole, qui était venue à la clinique avec la petite-fille, elle aurait demandé à plusieurs reprises au docteur de cesser l’intervention à cause de la douleur suscitée par le laser. “ Je lui ai répété que sa machine me faisait affreusement mal et que ça commençait à dégager une odeur de brûler. Il a tenté de me rassurer en m’expliquant que tout se passait normalement. Du coup, je l’ai laissé terminer le traitement alors que ma petite-fille me suppliait d’arrêter. J’aurais mieux fait de l’écouter ”, se reproche encore aujourd’hui cette grand-mère de 72 ans.
Le lendemain de l’opération, après une nuit de sommeil sous calmants et antidouleur, elle se réveille avec les bras suintant et des pansements en sang. “ Un ami m’a conduit à l’hôpital militaire de Neder-over-Heembeek, car je faisais peur à voir. Là-bas, les médecins m’ont assuré que j’avais eu beaucoup de chance parce que j’ai été brûlée juste en dessous du troisième degré ”, raconte notre témoin qui est resté huit jours en observation.
Pendant cette période, la patiente devait prendre des douches spéciales et ses plaies étaient recouvertes de crème et bandées. Aujourd’hui, Nicole ne peut plus s’exposer au soleil. Mais dans son malheur, elle a la chance n’avoir pas gardé trop de séquelles.
Pour plus d’informations sur ce sujet dans La Capitale de ce matin.
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