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Anvers: il tue son épouse qui voulait l'expulser de chez eux

Le procès d’El Hadi Adarrab, 70 ans, pour le meurtre de son épouse Farida Lamkaddam, 49 ans, commencera mercredi devant la cour d’assises d’Anvers. Les faits se sont produits il y a deux ans au domicile du couple à Anvers.

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Publié le Mardi 31 Janvier 2012 à 19h18

L’accusé est soupçonné d’avoir mortellement blessé sa femme après lui avoir tiré dessus. Il ne pouvait supporter de devoir quitter le domicile conjugal dans le cadre d’une procédure de divorce.

Le couple s’était marié en 1974, alors qu’elle n’était âgée que de 14 ans, soit 20 ans de moins que lui. Le mari nie le fait qu’il s’agissait d’un mariage arrangé. Il estime que leur union fut heureuse de longues années jusqu’à ce qu’il vieillisse et tombe malade et que son épouse décide de commencer une nouvelle vie. L’accusé est persuadé que sa femme le trompait. Farida ne lui accordait plus aucune attention, affirme-t-il. Selon lui, elle voulait le mettre dehors de leur maison et avait dressé leurs six enfants contre lui.

Les enfants ont décrit une toute autre histoire, bien plus alarmante. Selon cette version-là, El Hadi considérait Farida comme son esclave et la frappait. Il s’accordait l’usage exclusif de sa pension et des allocations familiales, obligeant sa famille à vivre dans la pauvreté. La famille vivait dans un taudis, sans chauffage, le père refusant de consentir à des travaux. Par contre, il envoyait de l’argent à sa famille au Maroc.

A bout de force, Farida a entamé une procédure de divorce et le juge des référés s’est prononcé le 27 novembre 2009 pour un départ du mari du domicile conjugal. El Hadi avait alors menacé de tuer sa femme s’il devait faire ses bagages.

Le soir précédant le 7 janvier 2010 -jour des faits-, il a caché une arme à feu dans la salle de bain. Le matin suivant, lorsqu’il a entendu Farida se rendre aux toilettes, il l’a suivie et a sorti l’arme. Il lui a demandé pourquoi elle le traitait si mal et elle lui aurait répondu qu’elle n’en avait plus rien à faire de lui. El Hadi l’aurait alors saisie par les cheveux et lui aurait tiré deux balles dans la tête. “Si elle m’avait répondu poliment, je n’aurais pas tiré”, a-t-il affirmé plus tard. L’accusé a ensuite laissé les enfants seuls avec le cadavre de leur mère et est allé boire un café. Il a donné sa carte de banque à un neveu et s’est ensuite rendu à la police.

Le jury sera constitué demain/mercredi et les débats devraient commencer lundi. Le procès doit durer une semaine.