Publié le Vendredi 10 Février 2012 à

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Rugby: Le monde de l'ovalie bruxelloise s'inspire de Vincent Debaty

Rédaction en ligne

Même s’il est encore loin du modèle français et anglais, le rugby belge ne cesse de grandir. Et avant même d’envisager des résultats en équipe nationale, la priorité reste la formation. Nos clubs bruxellois l’ont bien compris. La réussite du Bruxellois Vincent Debaty, désormais international... français, fait des émules.
Les rugbymen bruxellois espèrent réussir comme Vincent Debaty.

Les rugbymen bruxellois espèrent réussir comme Vincent Debaty.

En cette période de tournoi des VI Nations, nombreux sont les Belges amateurs de rugby qui se mettent à rêver d’une éventuelle future participation de notre équipe nationale. À l’exception peut-être de nos clubs bruxellois qui, eux, veulent que le monde belge de l’ovalie se développe, certes, mais dans de bonnes conditions.

Cela fonctionne plutôt bien puisque même si notre équipe nationale est encore loin du gratin mondial, son projet de formation ne cesse de s’améliorer. À Bruxelles par exemple, nombreux sont les clubs qui misent sur l’apprentissage de ce sport dès le plus jeune âge. “Nos plus jeunes joueurs ont cinq ans ”, explique Marcos Quenon, responsable de l’école des jeunes du Kituro Schaerbeek Rugby Club, actuel leader de la D.1 belge.

On essaye, dès le plus jeune âge, de faire partager les plaisirs de ce sport encore trop méconnu. ”

Même son de cloche du côté de Boistfort, autre club phare de l’élite nationale. “ Le rugby, c’est une véritable école de vie. Ici, on essaye de transmettre des valeurs telles que le courage, la camaraderie ou le fair-play ”, explique François Perl, lui aussi responsable de l’école des jeunes. “ En plus d’essayer d’inculquer des valeurs, on prône une idée de jeu bien précise, propre à l’identité du club. Nous sommes d’ailleurs reconnus partout en Belgique et même en France pour notre philosophie de jeu.

Et pour acquérir de plus en plus d’expérience, les clubs n’hésitent pas à envoyer leurs jeunes disputer des tournois un peu partout en Europe. Une manière de les confronter à un meilleur rugby. “La France est un modèle en matière de formation. Ses jeunes sont de très bonne qualité et nous arrivons petit à petit à construire des équipes qui peuvent rivaliser avec eux. C’est un grand pas en avant que nous sommes en train de faire même s’il faut rester lucide et se dire qu’avoir une structure et des infrastructures comme celles de nos voisins français est du domaine de l’impossible. Ici, chaque club s’autofinance comme il le peut tandis que là-bas, il y a un véritable investissement qui est fait dans le sport. Même si nous faisons partie du top belge en matière de rugby, nous sommes encore très loin du professionnalisme. Nos joueurs ne sont pas payés et exercent une profession à côté. Les entraîneurs ne sont pas payés non plus et tout ce que je peux leur offrir après chaque match, c’est une bière! Maintenant, si on arrive à faire progresser chaque jour le rugby belge dans de telles conditions, c’est déjà une très bonne chose ”, conclut Marcos Quenon.

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