Publié le Mardi 12 Juin 2012 à

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Tennis: Willy De Mayer a arbitré son 3000e match de tennis au Wolu TC

Rédaction en ligne

Dimanche après-midi, lors de la finale Messieurs 1 du Wolu TC, Willy De Mayer s’est vu arbitrer son... 3000e match de tennis. À 63 ans et en 28 ans de carrière, Willy De Mayer a marqué le tennis belge et continuera de le faire tant que sa santé le permettra. En attendant, nous avons fait la connaissance de ce monument de l’arbitrage.
Willy De Mayer (en bleu) est arbitre depuis 28 ans.

Willy De Mayer (en bleu) est arbitre depuis 28 ans.

L’aventure a commencé il y a 28 ans lorsque le club de tennis où évoluait son fils manquait d’un arbitre de chaise pour une rencontre. C’est à ce moment précis que la passion pour la petite balle a pris une autre dimension.

J’aimais bien suivre les matchs de mon fils, quand, un jour, le club m’a demandé de leur donner un coup de main et d’endosser le rôle d’arbitre de chaise. Cela m’a beaucoup plu et cela fait 28 ans que je surplombe le jeu en haut de ma chaise ”, confie Willy De Mayer.

Au fil des années, Willy est devenu un arbitre confirmé, connu et reconnu de tous dans le monde du tennis belge. Il a su profiter des temps libres que lui offrait sa profession pour se spécialiser dans sa passion. “ Aujourd’hui, je suis pré-pensionné. J’étais instituteur. Les horaires me permettaient donc d’être souvent disponible lors des tournois. J’ai connu quelques belles expériences pendant ma longue carrière, notamment d’être juge de ligne d’un match de John McEnroe. C’était incroyable. J’ai eu aussi l’opportunité d’arbitrer Jo-Wilfried Tsonga lors d’un tournoi à La Hulpe quand il était en Juniors. Déjà à cette époque, tout le monde voyait qu’il était largement au-dessus du lot. Cela ne voulait pas dire qu’il allait percer. Mais je suis content de voir que des gamins sont maintenant dans le top 10 mondial ”, avoue-t-il.

Si Willy De Mayer a pu se forger un statut au sein des arbitres de tennis, c’est qu’il a pu assimiler les caractéristiques d’un bon arbitre de chaise. Il évoque avec nous les principales qualités.

Tout d’abord, pour pouvoir occuper ce poste, il faut aimer le tennis. Cela me paraît primordial. Ensuite, il faut savoir être honnête. Il faut pouvoir reconnaître une erreur que l’on a commise. Et enfin, il faut rester humble. Les supporters viennent voir les joueurs et pas l’arbitre. Moins on parle de l’arbitre pendant un match, plus on est accrédité d’une bonne prestation ”, énumère celui qui aurait bien aimé arbitrer un match du Grand Chelem.

Quand je regarde les matchs à la télévision, il m’arrive de faire davantage attention aux décisions et aux comportements des arbitres plutôt qu’au match en lui-même. Quand je vois cela, parfois, il m’arrive de regretter de ne pas avoir eu la chance d’arbitrer des matchs de Grand Chelem comme à Roland Garros ou Wimbledon.

À 63 ans, Willy De Mayer se sent bien sur sa tour d’ivoire. Mais il est conscient qu’un jour ou l’autre, la santé le rattrapera.

Tant que mes yeux fonctionnent bien et que je ne déraille pas sur des décisions évidentes, je continuerai à arbitrer. Maintenant, il est toujours préférable d’arrêter avant qu’on ne vous le souhaite. C’est pourquoi, je pense que d’ici deux ou trois ans, je mettrai un terme à ma carrière d’arbitre ”, déclare-t-il.

Cependant, on peut toujours compter sur Willy De Mayer d’ici là et son compteur est maintenant à 3001 après une finale arbitrée à Sport Village.

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