Publié le Jeudi 14 Juin 2012 à

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Foot: Loïc Van Hees a connu Omar El Kaddouri, parti pour la Juventus

Rédaction en ligne

Omar El Kaddouri vient de signer un contrat à la Juventus de Turin. Formé à Diegem et à Anderlecht, il a rejoint Brescia et l’Italie en 2008, à 18 ans. Avant ça, il avait joué en sélections du Brabant où il avait côtoyé Loïc Van Hees. Ce dernier joue aujourd’hui à Auderghem et se souvient d’Omar El Kaddouri, un garçon humble et sympathique. Témoignage.
Omar El Kaddouri (à gauche) a été formé à Diegem et a joué à Anderlecht.

Omar El Kaddouri (à gauche) a été formé à Diegem et a joué à Anderlecht.

Avant de partir en Italie, Omar El Kaddouri a grandi à Bruxelles. Formé à Diegem, il a joué une saison à Anderlecht avant de rejoindre Brescia en 2008 alors qu’il était âgé de 18 ans. Loïc Van Hees joue à Auderghem et a joué en sélection du Brabant avec Omar lorsque celui-ci évoluait à Diegem. Il se souvient d’ailleurs très bien du médian offensif.

On n’a pas gardé beaucoup de contacts, mais on s’est croisé récemment lors du tournoi international de la RUSAS chez les jeunes. Et lorsqu’on se croise, on se reconnaît et on discute toujours un peu. À cette occasion, Omar m’a d’ailleurs expliqué son choix du Maroc pour la sélection nationale. Il m’a dit que c’était un choix familial. Après le match qu’il avait fait contre l’Angleterre il y a quelques mois (NDLR, Omar El Kaddouri avait donné un assist et marqué un but pour une victoire 2-1 de la Belgique), j’ai trouvé ça dommage pour la Belgique, mais je respecte totalement son choix ”, explique le jeune homme.

Outre les qualités footballistiques indéniables d’Omar El Kaddouri, Loïc se souvient d’un garçon charmant qui ne se prenait absolument pas la tête.

Il était très sympa et très réservé lorsqu’on jouait ensemble en sélection. C’est le même garçon que j’ai recroisé cette année. Il ne se prenait pas du tout au sérieux. Même maintenant, alors qu’il joue tout de même en Italie, il est resté le même. C’est un gars très humble qui s’entendait bien avec toute l’équipe et qui parlait avec tout le monde. Il était tout sauf une grande gueule qui savait qu’il était plus fort que les autres.

Ils avaient une quinzaine d’années lorsqu’ils jouaient ensemble et, déjà à l’époque, Omar El Kaddouri était au-dessus du lot.

Tout paraissait très simple quand il avait le ballon au pied. C’est comme s’il n’avait jamais besoin de réfléchir et que tout était naturel. Son jeu était d’une fluidité, c’était impressionnant. Il survolait clairement l’équipe. Omar était un ton au-dessus de tout le monde ”, se souvient Loïc. “ À l’époque et toutes proportions gardées bien sûr, je trouvais qu’il ressemblait un peu à Zinédine Zidane sur le terrain. Il avait cette intelligence de jeu et ce toucher qui vont avec les grands champions. Et puis il avait aussi cette maîtrise de la situation. Il sentait terriblement bien le jeu.

Le joueur d’Auderghem se rappelle aussi de sa facilité sur les phases arrêtées. “ Je me souviens d’un but qu’il a une fois marqué sur un coup franc lorsqu’on jouait contre le RCS Brainois. Il s’est avancé et a frappé. Le ballon a contourné le mur et s’est logé dans la lucarne. Tout ça avec une facilité incroyable. Quasiment en marchant. On aurait dit qu’il était dans la cour d’école tellement ça paraissait simple.

Impressionné, Loïc l’a encore été cette semaine en apprenant que son compagnon d’adolescence avait signé à la Juventus de Turin. “ Quand j’ai vu ça, je n’y croyais pas. Ce n’est pas que je pensais qu’il n’en était pas capable, mais là il est vraiment au top niveau. Il avait des qualités, comme d’autres à l’époque, mais c’était impossible de prévoir qu’il aurait une telle carrière. Il peut se passer tellement de choses dans le football. Je ne suivais pas trop le championnat italien jusqu’à maintenant, mais ça va très certainement changer ”, explique-t-il. “ Je n’hésite pas à dire à tout le monde que j’ai joué avec lui, j’en suis évidemment très fier.

Si les deux hommes n’ont pas eu les mêmes trajectoires, Loïc Van Hees n’a aucun regret. Et ce n’est pas sa signature dans le top européen qui y change quelque chose.

J’ai toujours privilégié les études et je ne le regrette absolument pas. Je joue au football pour m’amuser et être avec mes copains, je prends vraiment ça comme une détente.

Il aurait, pourtant, probablement lui aussi pu faire carrière dans le sport. “ À la fin de ma rhéto, j’ai dû choisir entre le Brussels et polytechnique. J’ai choisi les études et je suis convaincu que c’était le bon choix ”, conclut celui qui évoluera la saison prochaine en P.3 à Auderghem, son club formateur auquel il est toujours resté fidèle.

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