Mis à jour le Mardi 12 Février 2013 à

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Foot (Prom.): Le matricule 5, le Léopold-Uccle, fête ses 120 ans

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Hier, le Léopold-Uccle (Promotion B) fêtait, jour pour jour, ses 120 ans d’existence. Une (très) longue vie pour un club qui a connu pas mal d’histoires, aussi bien sportives qu’extrasportives. Retour en détails sur les faits marquants du plus ancien club bruxellois encore en activité.

1893 – 2013 soit 120 années pour le Léopold-Uccle dans le paysage footballistique bruxellois. Une longévité remarquable pour le club tenu par le président et avocat Jacques Maricq. «  Le club a vu le jour à douze fervents de football. Ils avaient décidé de promouvoir ce sport, encore nouveau en Belgique. Ils ont créé le club et l’ont baptisé Léopold Club en l’honneur de sa Majesté le Roi Léopold  », confie l’actuel président du club.

Le club fut d’ailleurs l’un des membres fondateurs de l’Union Belge que nous connaissons tous aujourd’hui. Et en 1895, le club bruxellois s’organisait en compagnie d’autres comme l’Antwerp, le Daring Club Bruxelles ou encore le FC Bruges pour devenir une fédération nationale. C’est à ce moment-là que le Léo reçut le matricule 5.

«  Pas mal de présidents du Léo ont été présidents de l’Union Belge. Parmi eux, le baron Edouard de Laveleye qui dirigea la fédération de main de maître de 1895 à 1924. Il y en a eu tellement que tous les citer serait trop long. Nous sommes fiers de notre apport à l’Union Belge.  »

Le Léo a également participé au lancement de l’équipe nationale belge. «  Il faut savoir que l’appellation Diables Rouges fut utilisée pour la première fois par Pierre Walckiers secrétaire au Léo en 1905. Il voulait caractériser le jeu des Belges et les appela ‘Les Diables Rouges’. Ce glorieux nom a subsisté jusqu’à nos jours.  »

Le Léo va d’abord connaître des années folles en jouant notamment le titre en première division durant la saison 1901-1902. Mais la première guerre mondiale et ensuite la nouvelle réorganisation des championnats vont envoyer l’équipe en division trois. «  Nous ferons l’ascendeur Promotion-Régionale avant d’y aller pour très longtemps  », explique-t-il.

Si ces années ne furent pas les plus glorieuses sur le plan sportif, elles furent par contre parmi les plus enrichissantes sur le plan humain. «  Il y avait cet esprit Léo. Cette façon d’être, tout à fait particulière qui caractérisait notre club  », ajoute Jacques Maricq.

Mais les années seront encore plus sombres avec l’obligation de quitter le Stade Falon en 1961 et ses meilleurs joueurs qui signeront tous chez le nouveau club : le Racing-White. C’est à ce moment-là qu’entre en scène le président de toujours, Jacques Maricq. «  Il y a eu une assemblée générale où Jean Mahieu, alors président du Léo, voulait démissionner et envoyer le club en Abssa. Ce que j’ai refusé. Par la suite, il a décidé de me confier les rennes du club avec une double mission : trouver un endroit où jouer et éponger les dettes.  »

Une double mission qu’il remplira mais Jacques Maricq accomplira bien plus. Il s’occupera de son club, le chérira tel un père avec son fils. Aujourd’hui dénommé Léopold-Uccle suite à sa fusion avec Uccle Sport en mai 1990, le club est toujours entre les mains de ce passionné qui n’espère qu’une chose : un successeur. «  On m’a toujours traité de dictateur parce que ça fait plus de quarante ans que je suis à la tête du club. Mais est-ce qu’un dictateur demanderait à ce qu’on reprenne son club ?  », conclut-il.

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