Publié le Samedi 18 Mai 2013 à

Régions > Bruxelles > Actualité

Molenbeek: six ans d'emprisonnement requis contre Saïd, 25 ans, le chauffard de la rue Picard

Rédaction en ligne

Le procureur a requis six années d’emprisonnement couplées à cinq ans de déchéance du permis de conduire à l’encontre de Saïd, 25 ans, le conducteur de la Mercedes qui a heurté une Citroën Saxo dans la rue Picard à Molenbeek, le 26 octobre 2010. Rachid, père de famille de 47 ans, et sa fille de 10 ans, Imane, avaient perdu la vie. «Je ne vois aucune circonstance atténuante», justifie le procureur. Décision rendue le 21 juin.


L’accident était très violent.

ADC

L’accident était très violent.

Nous vous l’annoncions en début de semaine: c’est ce vendredi que s’est ouvert, devant le tribunal de police de Bruxelles, le procès de Saïd, 25 ans, le chauffard – encore présumé à ce stade – de la rue Picard (Molenbeek). Le 26 août 2010, sa Mercedes, lancée à environ 145 à l’heure, avait heurté la Citroën Saxo de Rachid, un père de famille de 47 ans, alors qu’il roulait en direction de la mosquée avec sa fille Imane (10 ans). Les deux décéderont dans l’accident.

Cette première journée de débat a été l’occasion pour le prévenu de s’exprimer – et s’excuser – publiquement pour la première fois (lire par après). Pour le reste, c’est surtout le réquisitoire du procureur qui a retenu l’attention. Pour lui, Saïd devrait purger six ans d’emprisonnement: cinq années pour le chef d’homicide involontaire et une de plus pour le délit de fuite. Rappelons qu’après l’accident, le jeune homme s’était enfui et ne s’était rendu au commissariat que 28 heures après les faits. On parle aussi d’une déchéance du droit de conduire de cinq ans.

«Je ne vois, dans ce dossier, aucune circonstance atténuante», grimaçait ainsi le procureur général, vendredi après-midi. «La Mercedes a déboulé à une vitesse estimée à entre 145 et 155 kilomètres à l’heure. C’est plus de trois fois la vitesse autorisée. Aucun conducteur tournant à gauche, m ême dans un état de vigilance, ne peut s’attendre à voir arriver un véhicule à une telle vitesse.» De plus, poursuit-il, «les témoins indiquent que le prévenu avait au préalable dépassé un autre véhicule par la droite, fait des appels de phare, brûlé deux feux rouges… L’accident était inévitable.»

Dossier complet, avec les excuses du prévenu et la réaction des parties civiles dans La Capitale de ce samedi 18 mai.

Faites de lacapitale.be la page d'accueil de votre navigateur. C'est facile. Cliquez-ici.

Nos partenaires vous proposent