Publié le Mercredi 19 Février 2014 à

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Assises Bruxelles: l'accusé disait ne se souvenir de rien, selon le psychiatre

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«M. Sen a tout d’abord nié pendant deux heures avoir tué sa femme. Puis il a admis l’avoir fait, tout en précisant qu’il ne se souvenait plus de rien», a exposé l’expert psychiatre, mercredi, devant la cour d’assises de Bruxelles. Nizamettin Sen, un homme de nationalité turque âgé de 46 ans, est accusé de l’assassinat de son épouse, Sureyya O., dont il était séparé, commis le 20 décembre 2010 à Schaerbeek.

«M. Sen parlait peu. Il ne soutenait pas mon regard», a expliqué le psychiatre.

«Après les entretiens et suite aux résultats des tests qu’il avait passés avec la psychologue, j’ai conclu que M. Sen présentait une personnalité psychotique avec un aménagement défensif psychotique. Il n’a pas intégré les normes sociales et il est incapable de se soumettre à la consigne», a affirmé le psychiatre. «Durant les entretiens, il a notamment beaucoup évoqué tout ce qui a précédé l’acte. Il a parlé d’une plainte non fondée à son encontre, déposée par sa femme concernant des faits de moeurs commis sur sa fille. Il a aussi mentionné des accusations faites publiquement par son épouse, le fait qu’elle maltraitait ses enfants lorsqu’ils parlaient de lui et les plaintes qu’il avait déposées contre elle sans réaction de la police.»

«M. Sen ne s’est nullement remis en question par rapport à l’acte posé. Il a diabolisé la victime et il pensait que son acte était donc justifié. A côté de cela, il n’a pas évoqué ses enfants dans cette histoire», a encore précisé le psychiatre.

Nizamettin Sen est en aveu d’avoir poignardé son ex-femme Sureyya O., âgée de 33 ans, de près de trente coups de couteau, rue Dupont à Schaerbeek, le 20 décembre 2010. Il nie avoir prémédité son acte.

L’accusé et la victime étaient séparés et en conflit.

La victime avait porté plainte contre son mari pour coups et blessures et pour viol sur elle et sur leur fille aînée, mineure d’âge.

L’accusé avait été condamné pour ces faits de coups et blessures mais acquitté des faits de viol. Le jugement avait été rendu le lendemain de la mort de Sureyya O., par le tribunal correctionnel de Bruxelles.

De son côté, l’accusé avait porté plainte contre sa femme pour non représentation d’enfants, celle-ci n’ayant plus voulu déposer ses enfants chez l’accusé après que sa fille aînée ait affirmé avoir été violée par son père.

La partie civile plaidera mercredi après-midi.

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