Publié le Samedi 19 Avril 2014 à

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Braine-l'Alleud/Lasne/Waterloo - Champ de bataille: une pétition pour le classement

Davide Cacciatore

L’extension de la zone de classement du champ de bataille de Waterloo, voulue par la Région wallonne, fait débat depuis un mois. Dans le camp des partisans, on retrouve Dominique Timmermans. Membre de l’Association pour la Conservation des Monuments Napoléoniens, il vient de lancer une pétition à ce sujet.


La zone protégée autour du Lion sera-t-elle bientôt étendue
?

W.L.

La zone protégée autour du Lion sera-t-elle bientôt étendue ?

Depuis le 11 avril, le champ de bataille de Waterloo est mis à l’enquête. Ou plutôt, son classement. La Région wallonne souhaite en effet étendre la zone historique protégée du champ de bataille. Explications : grâce à la loi du 26 mars 1914, la zone des combats entre Français et Alliés hollando-britanniques a pu être protégée et a pu conserver son aspect de 1914. Soit une surface d’approximativement 545 hectares située à cheval sur les communes de Braine-l’Alleud (102 ha), Waterloo (163,2) et Lasne (270 ha). La Région wallonne voudrait à présent doubler ce périmètre en le faisant passer à 1.193 hectares, qui s’étendra désormais sur les communes de Braine-l’Alleud (104,93 ha), de Waterloo (240,68 ha) et de Lasne (847,55 ha).

Ce projet a du mal à passer auprès des bourgmestres des communes concernées ainsi qu’auprès de 1.600 riverains, pour qui le classement aurait des conséquences essentiellement administratives. Il est par contre vu d’un très bon œil par les amateurs d’histoire et les défenseurs du patrimoine napoléonien. «  Historiquement, on revient à ce qui était prévu en 1914 quand l’État belge avait prévu, pour célébrer le centenaire de la bataille, de protéger le champ de bataille par ce classement unique en son genre  », explique Dominique Timmermans, de l’Association pour la Conservation des Monuments Napoléoniens (ACMN). «  Suite aux pressions, le périmètre protégé a finalement concerné uniquement les zones anglo-hollandaises et pas la partie prussienne.  » En somme, actuellement, seule la moitié du lieu des affrontements de 1815 est protégé. «  C’est pourquoi je trouve que c’est une excellente initiative pour permettre aux générations futures de comprendre cette bataille. On retient surtout Wellington, mais on oublie souvent que l’intervention prussienne de Blücher est décisive pour gagner la bataille  ».

Un poumon vert

Dominique Timmermans soutient donc ce projet d’extension de la zone protégée. Dans ce but, il a lancé une pétition. «  Que ce soit clair, les riverains ne doivent pas avoir peur. Ce n’est pas qu’ils ne pourront plus rien faire si la zone est classée. Simplement, on ne pourrait plus faire n’importe quoi dans cette zone. Nous ne voulons pas paralyser les gens, mais préserver un maximum le champ de bataille pour les générations futures.  »

L’extension de la zone protégée mettrait un frein aux constructions en tout genre, notamment celles de bâtiments à vocation touristico-commerciale.

«  Depuis la butte, vous voyez très bien où s’arrête la zone classée : il suffit de regarder où commencent les habitations. Ce qui est important, c’est de maintenir la zone agricole. Pour les gens aux environs, c’est un poumon vert, c’est resté comme au siècle dernier.  »

La pétition est sur LaPetition.be

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