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Sambre meuse

“ Non aux porcheries de Tarcienne ”

Les habitants redoutent les mauvaises odeurs.  L.F.

Les habitants redoutent les mauvaises odeurs. L.F.
    Rien n’y fait: certains habitants de Thy-le-Bauduin rejettent le projet de création de deux porcheries à Tarcienne. Les affichettes à leurs fenêtres parlent d’elles-mêmes. 166 signatures, déjà.

    L.Fiandaca

    Il a suffi d’un cycliste averti pour que l’affaire prenne aujourd’hui une telle ampleur. “ Un habitant m’a prévenu qu’il y avait un panneau au pied de l’éolienne annonçant une enquête publique ”, explique Marie-Pascale Caesens de Thy-le-Bauduin. L’objet de cette consultation populaire porte sur un projet de construction de deux porcheries d’engraissement situé sur le chemin vicinal 3, à proximité de la rue de Gerpinnes. Quelque 1.800 porcs peuvent être accueillis. Le projet de l’exploitant agricole tarciennois comprend également la construction d’une habitation, d’un hangar, de deux citernes à lisier, de 4 silos tour de 15 t et de citernes.

    Interpellée par ce projet, l’habitante tient le soir même de sa découverte une réunion avec ses voisins de la rue Du Tienne. Très vite, l’opposition à la porcherie fait l’unanimité. Pour manifester leur mécontentement, une quinzaine de citoyens vont jusqu’à coller des affichettes à leurs fenêtres. Le message est clairement lisible et sans équivoque: “ Non à la porcherie à Tarcienne/Thy-le-Bauduin ”. Mais les habitants vont plus loin: leur pétition a déjà récolté 166 signatures. Pour justifier leur position, ces derniers évoquent les nuisances olfactives liées au lisier. Un peu comme les habitants de Tarcienne en 1996 dans une affaire qui impliquait le même exploitant agricole. À l’époque certains Tarciennois s’étaient opposés à un projet d’extension à trois mille porcs. L’exploitant avait finalement eu gain de cause. Une Tarciennoise rapporte qu’encore aujourd’hui les odeurs sont dérangeantes. “ Mais la situation s’est quand même améliorée ”, concède-t-elle.

    À Thy-le-Bauduin, les préoccupations des habitants portent également sur les nuisances auditives, le risque de pollution des nappes phréatiques, le non-respect des normes d’épandages, la transformation du paysage ainsi que les possibilités d’extension de l’exploitation dans le futur. De son côté l’exploitant agricole se retranche derrière la distance qui sépare le site des habitations. “ Il faut faire 1,5 kilomètre pour trouver la première habitation. Quant aux normes, elles sont si strictes qu’il est impossible de ne pas les respecter. Je ne comprends pas qu’on veuille freiner un agriculteur wallon qui propose de la viande belge! ”, s’indigne l’exploitant agricole, M. Wackers. Les citoyens ont jusqu’au 1er septembre pour participer à l’enquête publique et consulter le dossier à l’administration communale de Walcourt.

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    La rédaction

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    Les commentaires (2)

    Le 27/08 à 16h28nonauxindustriesduporc
     Je pense qu'il s'agit là d'un point de vue assez limité sur la problématique. Tout d'abord, je décèle en vous une certaine frustration de vivre à la ville. Ce que je comprends tout à fait. Sachez que je suis de votre avis: les villes sont trop polluées mais là où vous vous trompez, c'est que cette pollution est aussi due au trafic aérien et aux industries et pas seulement au trafic automobile. Quant à la porcherie industrielle que l'on voudrait implanter à Tarcienne, sachez que elle aussi, POLLUERA. Il faut absolument que vous compreniez que les risques liés à une telle exploitation sont graves et bien réels: pollution de l'eau (que nous buvons tous : citadins et campagnards), pollution du paysage (que les citadins apprécient en vacances), risques pour la santé (les élevages intensifs sont à l'origine de l'émergence de nouveaux virus très agressifs), maltraitance des animaux et j'en passe. BREF: risques pour la planète, l'animal et l'homme. Mais continuez à manger votre viande a

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    Le 25/08 à 21h01critavoir
     Si les jambons pouvaient pousser dans les arbres, et si les gens de la ville pouvaient rester à la ville, un jour il manquera de nourritures, grace à l'inconscience de petits esprits de votre espèce, j'habite la ville et je respire l'odeur de vos pots d'échappements vous qui venez travailler en voiture. Je voudrais tellement respirer l'air de la campagne et des cochons.

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    Il y a 2 commentaires.

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