La menace Nethys plane sur Di Rupo III

Editorial
La menace Nethys plane sur Di Rupo III

« J’en ai marre des parvenus. Il n’y a pas de place pour les parvenus au Parti socialiste ». Quatorze années après ce discours célèbre où il annonçait la chasse aux parvenus du PS carolo, Elio Di Rupo n’en a toujours pas fini avec les problèmes éthiques.

Cette fois, ce sont les polémiques autour de la vente de certaines sociétés du groupe Nethys qui pourrissent la vie du nouveau ministre-président de la Wallonie. Et pas qu’un peu. Car si Elio Di Rupo a finalement accepté de lâcher la présidence du PS après le mayorat de Mons, les deux postes auxquels il était affectivement le plus attaché, c’est pour laisser une trace dans l’histoire de la Wallonie. Tous ceux qui connaissent un peu Elio Di Rupo savent qu’il déteste voir son action et son image polluées par des éléments extérieurs de ce type… mais qu’il déteste tout autant appliquer des décisions et des sanctions radicales.

C’est sans doute pour cette raison qu’il n’a pas dit mot du dossier Nethys hier au parlement wallon et que « son » ministre de tutelle de Nethys, Pierre-Yves Dermagne (PS), a préféré gagner du temps. Le dossier est certes beaucoup plus complexe que certains raccourcis entendus hier au parlement, mais politiquement explosif de par la présence d’Ecolo dans la majorité. Bref, s’il veut éviter que le futur président du PS – Paul Magnette – ne prenne la main sur l’évolution de la galaxie Nethys, Elio Di Rupo doit faire vite. Vite et bien, sans casser l’emploi et le dynamisme du holding liégeois et surtout sans mettre en péril l’équilibre au sein de l’arc-en-ciel wallon. Une mission extrêmement périlleuse qui va d’ores et déjà marquer et orienter le futur de Di Rupo III.

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